À l'automne 334, Alexandre interrompt le règne de Pixodaros et restaure Ada au gouvernement de la satrapie de Carie. Il appellera plus tard Alexandre à traiter les barbares perses comme des plantes ou des animaux, mais sans être entendu[88]. Pour autant il se pourrait que ces propositions de paix soit une invention de la propagande macédonienne[153], car Darius, bien qu'il cherche à récupérer sa famille capturée après Issos, semble bien décider à se battre jusqu'au bout[N 20]. Alexandre traverse la Grèce à marche forcée avec son armée au complet[N 15] et franchit les Thermopyles surprenant les Thébains alors occupés à assiéger la garnison macédonienne installée dans l'acropole de la Cadmée[A 22]. Selon Lucain[A 119], le monument se dresse sur un tumulus et a la forme d'une tour de marbre surmontée d'un dôme pyramidal. À l’automne 326, sur les rives de l'Hyphase, Alexandre doit affronter une levée de boucliers des Grecs et des Macédoniens[195], dont Coénos se fait le porte-parole[A 60]. Deux stratèges de Médie, Sitalcès et Cléandre[N 38], sont exécutés pour avoir commis des exactions et des sacrilèges[A 68] ; il est aussi possible que Cléandre ait entretenu des relations diplomatiques avec Harpale. Alexandre désigne Zopyrion gouverneur de la Thrace. Goukowsky indique que cette vision est très éloignée de Trogue Pompée. Quant aux régions situées à l'Est de l'Euphrate, elles seraient demeurées sans atelier monétaire[304]. Il est chargé d'envoyer des rapports en Macédoine à la fin de chaque campagne, devenant de ce fait le propagandiste en chef d'Alexandre[7]. En 334, il débarque en Asie, démarrant une campagne qui dure dix ans. Alexandre est proclamé pharaon d'Égypte à Memphis en 331 av. Il est indéniable qu'Alexandre cherche avec la prise de l'Égypte à enlever aux Perses leur dernière façade maritime et la possibilité de rallier les mercenaires grecs. Le plus grand quiz de France sera lancé cet automne, sur TF1, avec Alexia Laroche-Joubert, Jean-Pierre Foucault et Christophe Dechavanne qui, dès la rentrée, seront présents dans 5 grandes villes de France pour rencontrer les candidats. À partir du XIIe siècle, au moment des premières croisades, se développe en France, outre la fascination pour l'Orient, la figure mythique d'Alexandre[354]. Il repasse l'Oxos et suit la route caravanière jusqu'à l'oasis de Merv, où il fonde une Alexandrie de Margiane. J.-C. accuse d'empoisonnement les fils d'Antipater, Cassandre et Iolas, l'échanson du roi qui parait à ce titre être le suspect idéal[238]. Apparemment, la dispersion de la flotte perse, à la suite de la prise de Tyr, n'attise plus les désirs de révolte des Grecs, sauf à Sparte où le roi Agis III s’assure le concours des pirates crétois puis de l'ensemble des peuples du Péloponnèse (Éléens, Arcadiens et la quasi-totalité de l'Achaïe à l'exception de Pellènè)[N 23]. Dans le même temps, selon Flavius Josèphe[A 43], Alexandre demande en vain au Grand prêtre de Jérusalem, Jaddus, de lui fournir une aide militaire ainsi que le tribut dû auparavant aux Achéménides[151]. Il ordonne des expéditions afin de faire un rapport sur les populations et les productions des pays conquis ou limitrophes, comme celle de Néarque dans le golfe Persique, de Callisthène dans le Haut-Nil, d'Archias de Pella, d'Androsthène et de Hiéron sur les côtes de l'Arabie[300]. Alexandre a été le sujet de très nombreuses œuvres d'art de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Cet aspect de sa personnalité a été entretenu par la tutelle d'Aristote, qui l'a initié à la métaphysique et à la rhétorique[259]. Alexandre, accompagné de Cratère, marche ensuite contre Spitamémès, qui assiège la garnison de Samarcande et lève aussitôt le siège[178]. Alexandre réclame en vain que lui soient livrés Démosthène, Lycurgue et Hypéride[N 16]. J.-C. intitulé Philippos[A 113]. Après l'assassinat de Philippe à l'été 336, l’Assemblée des Macédoniens proclame, avec le concours d'Antipater, Alexandre, alors âgé de vingt ans, nouveau roi des Macédoniens[113],[N 13]. Cicéron, bien qu'il reconnaissance sa grandeur, fait de lui l'incarnation d'une forme de folie[328]. Au cours de l'hiver 334 av. En 336, une violente dispute oppose le père et le fils quand ce dernier prend le parti de sa mère Olympias, alors que Philippe souhaite imposer comme seconde épouse légitime Cléopâtre, nièce du puissant général Attale, et dont il a bientôt un enfant[108]. Mais cette campagne nécessite d'âpres combats contre de petites « républiques », comme celle des Arattas. J.-C. une cité, Bucéphalie, dans le Pendjab pakistanais[284]. C'est durant son séjour en Égypte qu'Alexandre apprend la déroute définitive de ce qui reste de la flotte perse et la capture de ses derniers adversaires en mer Égée dont le satrape Pharnabaze[158]. Des chroniqueurs antiques postérieurs de quelques siècles, utilisant des sources aujourd'hui disparues, font bien état d'anecdotes concernant leur relation amoureuse, à l'image de celle entre Achille et Patrocle. Alexandre possède une nature impulsive ; la rage visible dans son regard aurait hanté Cassandre jusqu'à sa mort[255], alors que comme le rapporte Athénée de Naucratis [A 89] tous ceux qui s'approchent de lui sont saisis de crainte[256]. L'Histoire d'Alexandre rédigée par Clitarque peu de temps après la mort d'Alexandre, aujourd'hui disparue[4], contient des affabulations et des éléments surnaturels mais ne serait pour autant être dévaluée[318]. J.-C. dans la basilique près des sépultures lagides. Les archives royales contemporaines ont elles aussi disparu. Certains auteurs antiques ont cru que le meurtre de Philippe est une machination impliquant Olympias, et peut-être Alexandre ; mais d'autres auteurs[A 16] penchent pour un mobile personnel[110]. Une autre hypothèse met en cause la fièvre typhoïde qui est aussi courante que le paludisme dans l'antique Babylonie[235]. Selon Diodore[A 82], lorsque Alexandre, agonisant, reçoit la question de Perdiccas : « À qui entends-tu léguer l'Empire ? Pôros, qui attend des renforts en provenance du Cachemire, dispose d'une armée déjà si nombreuse[N 29] qu'Alexandre décide de l'attaquer immédiatement[194]. Alexandre s'empare de Bactres et passe ensuite l'Oxos sur un pont flottant fait de tentes de peaux remplies de diverses matières séchées pour parvenir en Sogdiane. Dans ses Mémoires, Ptolémée, l'un des plus grands généraux d'Alexandre et fondateur de la dynastie ptolémaïque, s'est d'abord intéressé au fait militaire[4] ; Aristobule a lui exposé les aspects géographiques et scientifiques du périple[4] ; Néarque, explorateur des côtes de l'Océan Indien, a tenu un journal de bord[4] ; Onésicrite, philosophe cynique et second de Néarque, a composé une Éducation d'Alexandre qui décrit les mœurs et la géographie des régions conquises[5] ; Charès, chambellan d'Alexandre, s'est intéressé à la vie privée du roi[6]. Le lendemain, Alexandre est victime d'une forte fièvre qui va durer jusqu'à sa mort. Il est le fils du roi de Macédoine Philippe II, de la dynastie des Argéades, et d'Olympias, sa troisième épouse, princesse d’Épire de la dynastie des Éacides[70]. La scène, réelle ou non, laisse en tout cas augurer les déchirements qui vont opposer ses principaux généraux, les Diadoques, à propos de la succession d'Alexandre. Vers la mi-novembre 326, Alexandre commet la faute d’attaquer une ville peuplée de brahmanes malliens, provoquant une rébellion qui se propage rapidement. It includes the principal University library – the Bodleian Library – which has been a legal deposit library for 400 years; as well as 30 libraries across Oxford including major research libraries and faculty, department and institute libraries. Après le siège de Tyr achevé en août 332 av. La défection la plus notable est celle d'Harpale, compagnon de jeunesse d'Alexandre et trésorier royal, qui s'enfuit à l'automne 325 à Tarse en Cilicie, avant de rejoindre Athènes. Mais les menaces d'Antipater et d'Olympias forcent la cité à la prudence[165]. J.-C. dans la province de Macédoine des pièces de monnaies sont frappées à son effigie[326]. Les revenus proviennent d'abord du produit de la terre. Il est rejoint à Ecbatane par Bessos avec des cavaliers originaires de Bactriane et un corps d'environ 2 000 mercenaires grecs[168]. En chemin, il reçoit des ambassades venues de Grèce. Alexandre tranche le fameux nœud d'un coup de son épée. Il dispose d'abord, au départ de l'expédition, d'une armée aguerrie par les guerres de Philippe[128]. Ces sources, qui offrent une interprétation anti-romaine, ont pour intérêt de mettre en avant des peuples non latins (Macédoniens, Parthes, Carthaginois, etc.)[34],[37]. Selon l'historien Robin Lane Fox, cet hommage à Achille et Patrocle montre bel et bien qu'ils ont une relation intime, car à l'époque il est convenu que les deux héros sont amoureux et que cette comparaison est destinée à rester jusqu'à la fin de leurs jours[277]. Cette armée est formée d'une phalange, à la fois puissante et mobile, d'une cavalerie lourde, véritable force d'assaut, d'une cavalerie légère, rapide à la manœuvre, de tirailleurs, utiles pour le harcèlement, et d'engins de siège, efficaces pour la prise des places fortes[129]. La question de l'appartenance culturelle des Macédoniens, et donc d'Alexandre en particulier, reste l'objet d'un débat historiographique[75]. Le contrôle de la Phrygie est stratégique car cette région centrale, grande étape de caravanes, est le point d'aboutissement des routes arrivant de l'Orient et le point de départ vers la mer Égée[140]. En Asie, il bénéficie d'une grande postérité sous le nom d'Iskandar (ou Iskander). Peucestas, satrape de Perside, amène 20 000 jeunes Perses, les épigones (« héritiers »), pour qu'ils soient intégrés à la phalange, faisant passer le rapport à 12 Perses pour 4 Macédoniens[221]. Les historiens et archéologues, malgré de nombreuses recherches et hypothèses, ignorent encore de nos jours son emplacement exact[312]. Mais Philippe II a d'autres ambitions pour son fils et il décide de lui donner pour précepteurs les philosophes Ménechme, également mathématicien, et surtout Aristote de 342 à 340 av. Ses sources sont principalement les Éphémérides, un recueil de la correspondance d'Alexandre et une vingtaine d'auteurs antiques[25]. De ces rivalités, Alexandre joue et reçoit la soumission d’Aspendos et de Sidé[139]. Daniel de Smet, « Dhu l-Quarnayn » in Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.). J.-C. dans un coffre de plomb par Ptolémée II. Ils utilisent notamment des tridents, ressemblant à des sortes d'hameçons, pour arracher les boucliers des assiégeants et déversent sur eux du sable brûlant[A 44]. Durant ces époques, il est vu comme le modèle du prince vertueux et du roi-conquérant[55]. Hier sollte eine Beschreibung angezeigt werden, diese Seite lässt dies jedoch nicht zu. J.-C., même si la peinture originale qui a servi de modèle date de la deuxième moitié du IIIe siècle av. Bessos, tente de prendre les rênes du pouvoir perse, sous le nom d'Artaxerxès V[169], mais Alexandre tient fermement l'Empire perse. Montesquieu dans l’Esprit des lois, abandonnant toute perspective morale car il ne s'agit plus de juger de ses vices et de ses vertus, considère que l'épopée du conquérant a changé la face du monde en ouvrant le commerce entre l'Europe et l'Asie, reprenant à son compte les théories de Pierre-Daniel Huet sur la « révolution du commerce »[55]. Un simple soldat de l’expédition qui a quitté la Macédoine en 334 et atteint l’Inde a parcouru environ 20 000 kilomètres. La ligue a un double objectif : assurer l'hégémonie de la Macédoine en Grèce et porter la guerre contre l'Empire perse[102]. Le nom d'Idris, cité dans le Coran, serait quant à lui une déformation d'Andréas, le cuisinier d'Alexandre dans le Roman d'Alexandre. La tradition issue de Plutarque et d'Arrien veut qu'Alexandre, véritable « conquérant-civilisateur » aux yeux des Anciens, ait fondé soixante-dix villes[292]. Il laisse à son poste le satrape Aboulitès en récompense de son ralliement, qui plus est dans une région difficile à administrer pour un Grec étant donné la barrière linguistique[164]. L'exécution de Philotas, apprécié par la troupe, est un moyen pour le roi de se débarrasser d’un officier jugé trop puissant[175]. Ce générosité peut s'expliquer par le fait que le roi ne peut se permettre de détruire le principal centre intellectuel de la Grèce à la veille d'une expédition panhellénique[121], alors que cette cité est faite selon lui « pour donner la loi au reste de la Grèce » quand il sera en Asie[A 25] ; son ancien précepteur Aristote s'installe d'ailleurs cette même année à Athènes pour y fonder le Lycée. Tandis qu'Alexandre est occupé au nord contre les Triballes, des cités grecques décident se révolter contre les Macédoniens. Roman d'Alexandre[317]. Il a vécu à Yerres dans l'Essonne avant de déménager à Nemours en Seine-et-Marne. Cependant, des relations existent puisque l'on trouve dans l'armée perse sous Darius III quelques éléphants et des contingents indiens[A 57]. Janick Auberger), Les Belles Lettres, coll. Les Byzantins ont transmis un grand nombre de versions du Roman, et presque tous les manuscrits de la tradition grecque proviennent de l'époque byzantine. La maîtrise de la côte phénicienne, pouvant servir de base arrière, est donc indispensable à Alexandre[148]. Alexandre le Grand (en grec ancien : Ἀλέξανδρος ὁ Μέγας / Aléxandros ho Mégas ou Μέγας Ἀλέξανδρος / Mégas Aléxandros) ou Alexandre III (Ἀλέξανδρος Γ' / Aléxandros III), né le 21 juillet 356 av. 2 000 jeunes hommes sont crucifiés immédiatement après la prise de la ville, le reste de la population, soit 30 000 personnes, est réduit en esclavage[A 46], une partie de la population dont beaucoup de femmes et d'enfants s'étant auparavant enfuie à Carthage. Les soldats condamnent d'abord la place nouvelle accordée aux troupes asiatiques. Constatant que les cités d'Asie ne l'accueillent pas en libérateur, Alexandre décide d'avancer vers l'adversaire installé le long du fleuve Granique[133]. Ses grandes victoires contre les Perses (Granique, Issos, Gaugamèles) sont fondées sur des concepts stratégiques établis par son père, qui s'inspire lui-même en partie de l'ordre oblique d'Épaminondas[286], et qu'applique son second, l'expérimenté Parménion. Il est par ailleurs confronté à des récriminations de toutes sortes contre les officiers qui ont gouverné en son absence. Ainsi, les 28 et 29 mai, Alexandre passe de banquet en banquet, d'abord chez Néarque puis chez un hétaire thessalien, Médios de Larissa qui reçoit le 30 mai vingt-deux convives parmi les plus proches compagnons du roi. Fin 332 av. Cette flotte, composée de 120 navires transportant 10 000 hommes[203], part avec un mois de retard sur les plans initiaux à cause des vents de mousson fin octobre 325[A 66]. Il apprend à ce moment la pacification de ses arrières avec les victoires de Ptolémée en Carie sur le satrape Orontobatès et la chute d'Halicarnasse, de Myndos et la soumission de Cos. Mais, peu de temps après, à l'automne 333, le satrape Pharnabaze, à la tête de la flotte perse, soumet Ténédos et Sigée et s'entend avec le roi de Sparte, Agis III[143], qui tente de soulever la Grèce en lui fournissant de l'argent et quelques navires. Les noces durent cinq jours autour d'un somptueux banquet. Ptolémée et Aristobule les auraient néanmoins utilisés[4]. Dans le Premier livre des Maccabées, rédigé vers 130 av. La traversée des monts Paraponisades (Hindou Kouch), que les Macédoniens et les Grecs confondent apparemment avec le Caucase, s’effectue au printemps 329. En représailles, ces derniers sont condamnés à l'exil et n'en reviendront qu'après la mort de Philippe[107]. Il loue la politique économique et les fondations de cité qui auraient mis en valeur les « immenses trésors autrefois stériles » de l'Asie[59]. Mais il parait peu probable qu'il ait cru véritablement être un dieu ; il en fait même un sujet de plaisanteries avec Héphaistion[296]. Enfin, Ptolémée IV fait construire un mausolée somptueux (le Sôma) dans lequel il expose la dépouille d'Alexandre. Cette anecdote est rapportée ainsi par Plutarque[A 48] : « Quelques-uns affirment que le prophète, voulant le saluer en grec d’un terme d’affection, l’avait appelé « mon fils » (παιδίον / païdion), mais que, dans sa prononciation barbare, il achoppa sur la dernière lettre et dit, en substituant au nu (ν) un sigma (ς) : « fils de Zeus » (παῖς Διός / païs dios) ; ils ajoutent qu’Alexandre goûta fort ce lapsus et que le bruit se répandit qu’il avait été appelé « fils de Zeus » par le dieu. J.-C. avec pour objectif de réduire cette expansion macédonienne qui remet en cause la « Paix du Roi »[123]. Alfred Rosenberg propose une approche plus nuancée. Dans la Rome antique, il est considéré comme un modèle pour nombre de généraux et d'empereurs. À cette époque, il repousse, malgré l'avis favorable de Parménion, une proposition de paix avantageuse émise par Darius III[152]. On peut néanmoins ajouter les Histoires de Polybe, écrites au IIe siècle av. En outre, les dépôts laissés par Alexandre sont attaqués par les Orites. Finalement, Alexandre est considéré à cette époque comme celui qui a permis une première mondialisation[55]. En vue de marcher sur Persépolis, il divise son armée en deux corps : la majorité des troupes, dirigée par Parménion, emprunte la voie royale, et l'autre, commandée par Alexandre lui-même, prend la direction de la Perside. Callisthène aurait par ailleurs reçu une lettre d'Aristote, peut-être apocryphe, condamnant les dérives absolutistes d'Alexandre inspirées par le philosophe Anaxarque[185]. J.-C., Alexandre se dirige vers la Lycie dont il s'empare sans grande résistance[138]. Aujourd'hui, il est attesté que les Macédoniens parlent un dialecte grec, l'ancien macédonien, dont la forme écrite s'avère proche de celle des dialectes de Thessalie et d'Épire[76]. Influencé également par les cyniques, il aurait fait ce commentaire : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène »[A 27], signifiant par-là que la simplicité est une vertu morale[83], mais aussi que s'il ne peut pratiquer la philosophie par ses actions (erga), il la professera par ses paroles (logoi). J.-C.[2],[N 1], est réduit à l'état de fragments. J.-C. en Sogdiane, lors d’un banquet fortement alcoolisé, Alexandre tue son ami d'enfance et fidèle compagnon Cleitos, qui a eu le tort de porter les exploits de Philippe II au-dessus de ceux de son fils. Une autre rumeur accuse Aristote, désespéré par l'exécution de son neveu Callisthène, d'avoir procuré à Antipater le poison, puisé à la source du Styx[238]. Éphèse, en proie à des luttes de factions, où Memnon s’est réfugié après la bataille, voit le parti démocratique favorable à Alexandre l’emporter. En effet, escomptant profiter de la mort de Philippe, des tribus thraces et gètes menacent la Macédoine. À partir de l'âge de 7 ans[85], Alexandre reçoit une éducation (la paideia) « à la dure » dispensée par Léonidas, un parent d'Olympias de mœurs austères, et par Lysimaque d'Acarnanie, qui l'accompagnera en Asie[86]. Du simple soldat au chef de guerre, les Grecs témoignent de leur admiration pour les exploits, réels ou mythiques, du conquérant. Perdiccas, Ptolémée, Antigone, Lysimaque Séleucos et Cassandre notamment se livreront de nombreuses guerres pour le partage de l'empire. J.-C.[44] ; elles ont été mises dans des maisons à Pella[45]. D'après certains auteurs antiques, Alexandre aurait eu pour éromène l'eunuque perse Bagoas[A 107].