Puis après une phase d'attente de 4 ans (entre 1707 et 1711), le trafic démarre en 1712 avec 7 navires. Communication libre, reproduction interdite, Charron, Philippe (dir. Il faut attendre le début du 18esiècle pour que le sucre y commence son expansion, et la paix d’Utrecht (1713) pour que s’affirme, au sommet de l’État, la volonté de développer le commerce colonial. Le malaise s’installe alors, creusant les écarts entre les différentes manières d’appréhender le passé négrier nantais, opposant ceux n’y voyant qu’exotisme et hauts profits, ceux préférant éviter le sujet et ceux qui, à partir de la fin des années 1980, commencent à militer pour que cette page sombre de l’histoire de Nantes puisse être regardée en face. Nantes s’engouffre alors dans la traite pour au moins trois raisons ou facteurs permissifs essentiels. Jusqu'à la première abolition de l'esclavage en 1793, cette part ne cessera pas de baisser. Le premier navire armé pour la traite négrière à Nantes pour la compagnie du Sénégal, fut probablement en 1707 L'Hercule, appartenant à la famille Montaudouin[7],[8]. Tous les grands ports européens ont pratiqué la traite négrière mais avec une intensité différente. La Rochelle regarde encore vers Terre-Neuve et le Canada. Les profits moyens annuels pour le 18e siècle sont estimés entre 4 et 6%. 2018 Les précisions du capitaine permettent de montrer toute la différence: quatre au moins de ces jeunes esclaves meurent littéralement de désespoir, « comme fol, ne voulant point manger », mort de cause inconnue «sinon qu'elle ne voulloit pas manger», « une négresse étique », un jeune homme mort «de maladie de langueur», c'est-à-dire très précisément de désespoir. C'est aussi le témoin de la grande époque du commerce maritime nantais et de la traite négrière. Celle-ci est donc répartie en parts, elles-mêmes divisibles. La traite négrière en six mots-clés. Esclavage et traite négrière Atelier thématique Dossier pédagogique enseignant - 4ème Dossier réalisé par la Bibliothèque Municipale de Nantes, en collaboration avec et de l'Archéologie, en lien étroit avec les Archives de Nantes. Une activité qui devient, tout à coup, un peu moins ordinaire…, Auteur(s) : Si vous interrogez les Français sur la traite négrière, ils vous citeront facilement Nantes, Bordeaux ou La Rochelle mais assez peu Le Havre alors que, au XVIIIe siècle, notre ville représentait 13% des armements de bateaux négriers”. A l'origine de la dynastie, Jean-Baptiste Grou, né à Paris en 1659. L’impact de la traite dans les mentalités nantaises est plus difficilement saisissable. Sans compter que c’est de Nantes, après 1826, que sont commanditées certaines expéditions antillaises. Côté américain, les navires rejoignent les Antilles françaises, et notamment la partie ouest de Saint Domingue (aujourd’hui Haïti). Haut de page . Jusqu’en 1830, près de 100000 Africains sont ainsi encore déportés par des bâtiments français. L'importance de la traite nantaise s'explique notamment par sa situation géographique : la ville bénéficiait de sa proximité avec Lorient où était installée la Compagnie des Indes orientales, ce qui permettait de se fournir en indiennes ou cauris, très appréciés des marchands d'esclaves africains[5]. D’autres misent sur le commerce négrier afin d’accélérer la spirale de l’enrichissement initial (filière « démocratique »). La signature du traité de Paris en 1763, permet à la traite nantaise de rétablir un niveau d'activité élevé, même si les 699 expéditions organisées durant les trente années qui vont suivre représenteront moins de la moitié de l'ensemble du commerce négrier français durant cette période, alors qu'il dépassait les 50 % avant le conflit. Voir aussi la note consacrée à ces statistiques, pp. Date du document : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. des fabricants de toiles de lin, de nantaises et de clissons, sortis de 500 métiers que faisait battre 400 ouvriers et 140 chef d'ateliers ; des corderies comme celles de MM. Pourquoi a-t-il ensuite maintenu le cap ? Communication libre, reproduction soumise à autorisation, © Château des Ducs de Bretagne - Musée d'histoire de Nantes, Lieu de conservation : Mais une expédition peut s’avérer être une catastrophe financière, une autre très profitable. Le parcours d'un navire négrier dans un système de commerce triangulaire entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques prenait en effet normalement entre 14 et 18 mois[7]. Largement interrompue par la tourmente révolutionnaire et impériale, l'activité redémarre dès 1814. Pour remplacer cette main d'œuvre disparue, les conquistadors ont fait venir des captifs africains issus de la traite arabe. Le commerce antillais domine le trafic : en 1786, Nantes envoie 126 navires représentant un tonnage global de 44 375 tx, 106 d'entre eux vont à Saint-Domingue soit 85 % des vaisseaux (représentant 40 000 tx), six se dirigent vers le Martinique (soit 4,75 % des navires et à peine 3 % du tonnage total), 14 vers Guadeloupe et 4 vers Guyane. La dernière modification de cette page a été faite le 6 février 2021 à 19:08. La pêche hauturière l’avait vu passer du grand cabotage européen à l’armement transocéanique. 1791, La pétition manifeste son soutien aux colons victimes de la révolte des esclaves de Saint-Domingue, qui éclate en août 1791. Au total, entre la fin du 17e siècle et 1830, Nantes est à l’origine d’au moins 1754 expéditions négrières. Il distingue les adultes des enfants et selon le sexe (les prix ne sont pas les mêmes), indique leséchéances financières acheteur par acheteur et, accessoirement, rappelle les privilèges des officiers qui bénéficient du droit de transporter et vendre pour leur compte quelques esclaves, les six comptés comme « pacotille ». Il existe un important commerce en droiture, entre les îles antillaises et Nantes, qui souligne l'importance économique des îles, et surtout de Saint-Domingue, qui assure à elle seule, à la fin du 18e siècle, plus de la moitié des exportations des îles françaises. Les plantations antillaises reposent sur le travail des esclaves, ce qui explique l'essor du commerce de ces esclaves, que les Nantais, précédés par les Portugais et les Anglais, doivent aller acheter loin dans le golfe de Guinée, sur la Côte des esclaves (à Ouidah en particulier) et de plus en plus, à la fin du siècle, au-delà du delta du Niger, voire, pour quelques expéditions, sur la côte orientale de l'Afrique.