Je fais le choix d’entrer par l’Education Populaire car il me semble que les autres formes d’intervention éducatives, sociales et culturelles en sont pour une grande partie les héritières (le socio-éducatif, l’éducation permanente, l’action culturelle, le socioculturel et même une certaine forme d’action sociale). 12 avr. 14 ressources autour de l’alimentation en ACM. Par une nouvelle affirmation de l’Education Populaire qui ne se limite pas à une simple référence à un ciel de valeurs humanistes que tout le monde ou presque partage ( liberté, égalité, fraternité, solidarité, citoyenneté, tolérance …), mais qui nous engage sur des objectifs opérationnels plus ambitieux comme l’émancipation, la transformation sociale et politique, l’augmentation de la puissance d’agir des individus, du peuple et de ses organisations qui peut s’exprimer dans l’action collective sans nier l’engagement des singularités agissantes. Son éducation était finie, il s’en allait, armé, en soldat raisonneur de la révolution ayant déclaré la guerre à la société telle qu’il la voyait et telle qu’il la condamnait. A quoi assiste-t-on ? De plus, avec la loi de 2008, ce syndicat se retrouvera certainement affaibli n’arrivant pas à dépasser les 10% aux élections professionnelles. L’offre publique de réflexion lancée à la Sorbonne par Marie-George Buffet, alors Ministre de la Jeunesse et des Sports, a été largement inspirée par ces initiatives. Aujourd’hui, les spécialistes de la question ont du mal à évaluer le nombre exact des professionnels de l’animation. 2) Pourquoi et comment retrouver cet héritage perdu, le réactualiser et se projeter utilement dans l’avenir ? Sans doute au cœur de cette question se trouvent des enjeux, réels ou fantasmatiques, de concurrence éducative, que l'éducation populaire semblait avoir 47-49. Le parcours « animation et éducation populaire » vise à former des cadres de l’animation socio -culturelle, dans les secteurs de l’éducation populaire ; de la médiation éducative et plus généralement du secteur de l’économie sociale et solidaire. Jean-Claude Gillet cite3 un document de l’Observatoire des professions de l’animation (OPA… ... nous vous invitons à nous contacter à education-populaire cemea.be. XIXe-XXe siècles. A partir d’un recueil de données effectué par « associations libres de mots » sur 239 sujets, nous proposons d’aborder l’animation comme objet de représentations sociales afin de le questionner, et notamment, sur son inscription éventuelle dans l’éducation non formelle. L’ÉDUCATION POPULAIRE DANS UNE SOCIÉTÉ NUMÉRIQUE Pour conclure et à titre d’exemple concret : les MJC, scènes culturelles de proximité. Parallèlement, le nombre d’animateurs se multiplie de façon rapide. ↑Ce titre reprend l'expression que Jean-Claude Gillet utilise dans Animation et animateurs. La Scène culturelle de proximité devient alors le lieu où les gens peuvent se mettre en scène, faire des scènes, jouer la comédie humaine de leur quotidien, créer, émerger dans l’espace public, interpeller le politique. (Voir à ce sujet le travail de Jean-Marie Mignon : « Une histoire de l’Education Populaire ». Partager. La Scène culturelle de proximité devient alors un espace multi-acteurs (individus, associations, collectifs d’habitants…) favorisant, dans le débat et la confrontation des points de vue, l’élaboration et la co-construction de l’action publique entre les citoyens et les pouvoirs publics. D’où vient cette idée et quel est son contenu théorique et pratique ? L’ouvrage de Francis Lebon, adaptation d’une partie de son habilitation à diriger des recherches (HDR), vise à faire de « l’éducation populaire, “petit objet insolite”, un objet digne d’intérêt scientifique » (p. 22). Et pourtant, elle mérite d’y être à deux titres : au titre d’une militante de mouvements de jeunesse et de l’éducation populaire (à Peuple et culture, entre autres), mais aussi au titre d’une sociologue rigoureuse qui, sous de multiples formes, contribua à éclairer ce champ social complexe et diffus qui va des mouvements de jeunesse et de l’éducation populaire à l’action culturelle, en passant par l’animation socioculturelle et l’animation socio-éducative. De nombreux mouvements, notamment de jeunesse, naitront et se développeront dans le monde christianisé : JOC, JAC, JEC, le Sillon de Marc Sangnier, le scoutisme religieux, les prêtres ouvriers, les théologiens de la libération en Amérique latine… Certains de ces mouvements sont encore très influents. Je n’ai évidemment pas trouvé le nom de Geneviève Poujol dans la liste des biographies qui s’y trouvent. En 1967, il entre à l’INEP où il fonde le centre d’études de recherches et de documentation, puis, avec Geneviève Poujol, Les Cahiers de l’animation. L’éducation populaire, c’est de permettre aux gens d’avoir les clés d’analyse de la situation dans laquelle ils sont. Un peu car il faut bien assumer sa part d’héritage. Des sujets nouveaux y ont été abordés : « Les droits culturels des jeunes » (c’est-à-dire les droits politiques), « Le travail en jeu, l’enjeu du travail », « Interroger les politiques publiques ». Editions La Découverte.). SEULE L’ACTION COLLECTIVE EST EFFICACE Adherer au SEP Animateurs, vos droits Acceder à la FAQ CEPJ, CTPS Vos droits Nos dernières actus Comité Technique Ministériel Jeunesse et Sports du 5 juin 2020 Compte rendu du CTM Jeunesse et Sports du 5 juin. De quoi est-elle l’héritière ? Animation socioculturelle et éducation populaire : un héritage en question ? L’expression « un héritage en question » peut être prise en plusieurs sens séparables même s’ils ont des liens entre eux : . (« Le Monde diplomatique » Mai 2009). Il y a deux faits parmi d’autres, très différents qui m’apparaissent essentiels : Le changement de stratégie du Parti Communiste Français dans les années 30 en France concernant la culture. En France et après ce retournement stratégique, les conflits culturels se livreront plus dans l’appareil d’Etat ( Ministère de la Culture confié à Malraux en 1959 ) que sur le terrain social et tourneront moins autour des contenus, des fonctions et des pratiques culturelles que sur la fameuse question des moyens alloués à la création artistique et à la démocratisation d’une culture ( les œuvres de l’art et du savoir pour l’essentiel ) dite cultivée et prétendue universelle.